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Roms : Appel « les reniements ça suffit, les élus, le gouvernement doivent agir sans délai!

Appel

Les reniements ça suffit !

Les élus, le Gouvernement, doivent agir sans délai !

Depuis les 28 octobre 120 Rom dont cinquante enfants et nourrissons sont accueillis à la Bourse du travail de Lille, dans les conditions les plus précaires et insupportables, suite à une honteuse expulsion sans solution de logement, du parking P4 de l’université de Villeneuve d’Ascq.

Nous le disons clairement les droits fondamentaux : droit à la dignité humaine, droits de l’enfant, interdiction des discriminations, droit à la santé et à l’éducation, etc.. inclus dans les traités internationaux, directives européennes, préambule de la constitution de 1946 devenue le préambule de la constitution de 1958, le code de l’enfance et de la famille ont été violés.

La circulaire interministérielle du 26 août 2012, indique que les évacuations ne sauraient avoir lieu sans recherche préalable de solutions d’hébergement, sans concertation avec les associations, ni établissement d’un diagnostic social et sanitaire de la situation individuelle des personnes concernées. Rien de tout cela n’a été fait.

Les populations ROMS sont les otages d’une politique répressive et discriminatoire qui leur dénie les droits des citoyens européens. Nous ne pouvons qu’être révoltés devant «inhumanité d’Etat» froidement programmée et politiquement assumée. Nous ne pouvons tolérer cet épisode de plus parmi les dizaines d’évacuations répétées réalisées ces derniers mois, qui enfoncent à chaque fois dans plus de pauvreté, plus de précarité, plus de misère ces migrants européens comme tant d’autres migrants.

Les syndicats de la Bourse du Travail sont les otages du pouvoir politique et des élus locaux qui jusqu’à ce jour refusent de proposer une issue et recherchent la paralysie de l’action syndicale. Nous nous insurgeons contre l’immobilisme des élus et du gouvernement et exigeons une solution immédiate humaine et digne.

Cela passe par le règlement immédiat de la crise humanitaire qui se noue à la bourse du travail de Lille par une proposition alternative mise en œuvre par les pouvoir publics.

Au-delà cela nécessite un moratoire de toutes les expulsions et une conférence permanente incluant les pouvoirs publics et l’ensemble des organisations et associations qui agissent quotidiennement avec et pour la sauvegarde de la dignité, l’insertion des ROMS, l’éducation de leurs enfants, la préservation de leur santé.

C’est à la misère croissante, à la pauvreté de masse, à une austérité sans rivage, qu’il faut s’attaquer. Ce sont les droits sociaux de tous les humains quelle que soit leur origine, leur dignité qu’il faut respecter.

Céder devant ces principes c’est donner le feu vert à la xénophobie au racisme et à une extrême droite qui a déjà réussi à réussit à banaliser l’inconcevable.

 Signez la pétition en cliquant ici

 

Lille le 9 novembre 2013

Premiers signataires : Vincent Delbar, Didier Costenoble, Vladimir Nieddu,

Organisations signataires : UD CGT Nord, FSU 59/62, SOLIDAIRE 59/62,

 

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Manifestation unitaire le 18 octobre pour une autre politique de transports à Lille Métropole

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Rassemblement  Place des Buisses à Lille  –  Vendredi 18 Octobre 2013 -12h30 –

Et… Manifestation Unitaire  en direction des Elus Communautaires de LMCU

Depuis des années, dans la métropole lilloise, familles, retraités, jeunes se mobilisent, avec leurs organisations, pour défendre le droit au transport au sein de la communauté urbaine. Présents chaque mois devant le siège de  LMCU, des dizaines de manifestants viennent faire entendre leurs revendications auprès des élus communautaires. Force est de constater que depuis tout ce temps, les citoyens ne sont pas écoutés. 

Salariés, Etudiants, Retraités:  La vie est chère, les transports aussi !!

 La communauté urbaine n’a cessé de prendre des mesures impopulaires, amputant le pouvoir d’achat de la population: remise en cause de la gratuité des transports pour les lycéens à la rentrée 2012, remise en cause de la gratuité pour les retraités, nouvelles augmentations de tarifs en 2013, faisant passer le ticket unitaire à 1€50. 

Pour  LMCU et Transpole, assurer les futurs profits des délégataires du service public est plus important que les enjeux de justice sociale ou d’écologie. Le transport est pourtant un service public nécessaire, il doit répondre aux besoins des usagers, non être une énième source de profits pour des actionnaires

PASS PASS   : une nouvelle technologie pour vous compliquer la vie !

 Depuis fin juin, transpole a lancé la carte pass pass. Obligatoire, ce nouveau système provoque de grosses galères pour les usagers. Files d’attente interminable, défaillances techniques,… tout ça pour un progrès ? Certainement pas ! Cette nouvelle technologie n’est qu’un moyen pour transpole de perfectionner le racket de ses usagers ! Vous avez payé un abonnement ? Vous aurez quand même à biper votre carte à chaque correspondance. Sinon, une amende de 5€ pourra vous être infligée.. Le dispositif Passpass est aussi capable d’enregistrer chaque trajet tout en recoupant ces informations avec les données personnelles de l’usager. Cette pratique pourrait ouvrir la boîte de Pandore de l’exploitation de leurs données à des fins diverses. Les données seront partagées avec les autres opérateurs de transports qui pourront s’en servir à des fins promotionnelles. 

Manifestons pour une autre politique des transports publics!

Pour changer les choses. Nous avons besoin d’unité. Le 18 Octobre, alors que les élus communautaires font leur rentrée, nous manifestons de la place des buisses (devant la gare Lille flandres) jusqu’à la communauté urbaine pour interpeller les élus et leur faire part des revendications de la population..

 Plus nous serons nombreux, plus nos revendications pourront être entendues.

Nous demandons immédiatement:

• Une baisse du prix des transports !

• Le retour à la gratuité pour les lycéens

• La gratuité pour les étudiants, retraités, allocataires du RSA, chômeurs non indemnisés, handicapés du réseau Handipôle.

• Le remboursement en liquide des collégiens qui ont du avancer le transport au mois de Septembre.

• Pass-Pass: 

      – Suppression de l’amende de 5€ supplémentaire; 

      – Suppressions des données personnelles.

• Une étude de faisabilité pour garantir la gratuité des transports pour tous !

• Une transparence budgétaire des budgets de Transpole. 

 Et rapidement :

• Rendre plus accessible les transports aux personnes à mobilité réduite.

• Une régie publique des transports: Pour en finir avec le financement des actionnaires

        POUR LE  PROGRES  SOCIAL  ET ENVIRONNEMENTAL

Le choix pour la gestion de l’eau à LMCU reporté…après les municipales !

Pour une régie publique de l’eau à Lille :

Le 21 juin dernier, la communauté urbaine de Lille a fait le choix de reconduire la Délégation de Service Public de l’eau à la société des eaux du Nord jusqu’en décembre 2014.

Le groupe des élus communistes/Front de Gauche a été le seul à se prononcer clairement en faveur de la régie publique de l’eau en votant eau 1contre cette délégation.

Donc, la mobilisation continue ! La campagne en faveur d’une maîtrise publique de l’eau menée depuis des mois a déjà porté ses fruits : il y a un vrai débat autour de la question de la régie publique, autour de la dette des Eaux du Nord envers LMCU, et autour du prix de l’eau facturé aux usagers. Des avancées ont même été obtenues : retour des usines de production d’eau dans le giron public, pas de hausse pour les usagers l’an prochain.

Une affaire qui concerne tout les habitants de la Métropole qui sera très certainement au cœur  des élections  municipales de 2014.

Ci-dessous le communiqué du collectif eau  :

Gestion de l’eau à LMCU : acte II

L’acte I s’est terminé le 21 juin avec deux délibérations du Conseil de Communauté. L’une pour la production qui crée une Régie publique et l’autre pour la distribution[1] qui déroule le tapis rouge aux multinationales de l’eau tout en laissant une petite porte de secours à la possibilité d’une Régie publique.

En effet, et ceci est une avancée à mettre à l’actif de la mobilisation citoyenne, LMCU créée une Régie de la production de l’eau en rachetant les usines de pompage appartenant à la Société des Eaux du Nord. Devenant propriétaire de ces usines, LMCU pourra produire 75% de l’eau à prix coûtant. Le reste s’achètera à la SMAEL (eau de la Lys), comme aujourd’hui, ou à tout autre producteur d’eau pouvant approvisionner notre métropole (Noréade ou des producteurs Wallons)…[2]

Pourtant, nous ne pouvons pas vraiment nous réjouir de cette avancée car nous payons fort cher ces usines ! Nous pouvons même les considérer comme payées deux fois. Une première fois, depuis longtemps, dans nos factures d’eau et une deuxième fois sur la fameuse dette des provisions inemployées[3] !

En effet l’accord signé entre LMCU et la SEN une semaine avant la délibération stipule que :

- LMCU obtient 60 millions de remboursement de la dette de la SEN sur les 115 mis en titre de recette par LMCU après avis de la Chambre Régionale des Comptes.

o 55 millions d’euros, contre la cession des usines de production[4],

o 5 millions de liquidité[5],

- LMCU et la SEN laissent aux experts et tribunaux le soin de se déterminer sur la validité des 55 autres millions restants[6].

- LMCU et la SEN prennent en charge les 10 centimes d’augmentations qui auraient dû s’appliquer en 2014[7], suite à la précédente décision du Tribunal Administratif, 5 cts par la SEN, 5 cts par LMCU. De ce fait, le prix global de l’eau ne bougera pas pour l’usager l’an prochain.

Cet accord permet à la Société des Eaux du Nord (SUEZ Ondéo) d’apparaître dans la presse plus vertueuse, plus généreuse, soucieuse de l’intérêt général alors qu’elle ne fait que payer une partie de sa dette et bien qu’elle disait ne rien devoir.

La délibération de LMCU reporte le choix du mode de gestion à décembre 2014, après les élections municipales et communautaires, et lance l’étude d’une délégation de service public performantielle de 8 ans à laquelle la Société des Eaux du Nord pourra concourir, sans être en conflit avec LMCU, maintenant que « le dialogue est rétabli »[8]. Cette étude pourra être interrompue pour motif d’intérêt général au cas où les propositions des multinationales seraient moins avantageuses que la mise en place d’une Régie.

Nous ne comprenons pas pourquoi les choses sont ainsi présentées et non pas l’inverse. Pourquoi LMCU n’étudierait-elle pas prioritairement la mise en place d’une Régie publique de l’eau ?

L’intérêt général va dans le sens de la Régie ! En effet, la seule garantie que nous ayons de payer le juste prix de l’eau est de gérer l’eau en Régie publique en associant élus, travailleurs et usagers-citoyens. Partout ailleurs, le retour de la gestion de l’eau en Régie publique voit le prix baisser, pourquoi pas ici à Lille Métropole ? Encore une fois, les élus s’arrêtent à mi-chemin.

L’acte II ne fait que commencer, le collectif Eau pour une Régie publique et les premiers m3 ne baisse pas les bras, il demande :

- un audit citoyen sur la dette

- que LMCU s’octroie l’aide d’experts indépendants des lobbys de l’eau (Véolia, Suez…).

- que les citoyens soient associés aux choix et décisions dans un grand débat réellement public.

Il serait interpellant qu’une régie publique de distribution ne puisse voir le jour, au côté de la toute nouvelle régie publique de production, jugée moins coûteuse, et de l’actuelle régie publique d’assainissement ! Les élus doivent ouvrir de nouvelles voies, LMCU doit prendre le chemin d’une régie publique globale de l’eau pour 2015 !

eau_l-eau-n-est-pas-une-marchandise

[1] Marché le plus juteux,

[2] Ceci était vital pour LMCU car à l’issue du contrat de l’achat de l’eau en gros, la SEN s’apprêtait à multiplier son tarif par 3, de 21 à 63 centimes le m3. Cette augmentation aurait amené une hausse significative du prix de l’eau à l’horizon 2015. Tout un état d’esprit démontrant une fois de plus que la priorité de la SEN n’est pas celle de l’intérêt général.

[3] Approvisionnement prélevé sur les factures pour travaux non faits, relevé par la Chambre Régionale des Comptes. Dans ces négociations, LMCU a considéré qu’une partie des travaux avait été réalisé mettant en titre de recette le reste et les intérêts soient 115 millions. Une autre appréciation, celle défendue par Eau Secours Métropole et que nous partageons, explique que les parties considérées comme réalisées ne l’étaient pas amenant au final à une dette d’environ trois fois plus importante, intérêts compris. Le taux global de renouvellement des tuyaux (0,73%) prouve que les investissements n’ont pas été réalisés.

[4] Correspondant à l’estimation de LMCU contestée par la SEN qui en demandait 80 millions.

[5] Certainement pour la mise en œuvre de la Régie ou la neutralisation de l’augmentation de 2014.

[6] De fait, la Société des Eaux du Nord continue de contester le restant de la dette.

[7] Le TA a condamné LMCU sur la forme. La décision de réduire de 10 centimes en 2013 la part revenant à la SEN – qui refusait de payer sa dette – n’aurait pas dû être unilatérale.

[8] Pourtant elle conteste encore les 55 millions restants.