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Nous qui habitons à Roubaix, nous souhaitons donner l’espoir d’une vie meilleure . Par Yves Zoberman

Yves Zoberman, roubaisien et récent co-auteur avec Virginie Martin dans la Revue Parlementaire de : Européennes : bien-pensants progressistes contre ennemis populistes, une dialectique politiquement faible.

auteur d’Une histoire du chômage. De l’Antiquité à nos jours.

Il est membre du Collectif à Gauche pour Roubaix. Il nous a autorisé à publier sa contribution, pour une politique municipale qui redonne espoir d’un vie meilleur à Roubaix ; participant ainsi au véritable débat de fond que méritent les roubaisiens, au delà des guéguerres politiciennes et des ambitions personnelles stériles.

Nous qui habitons à Roubaix, nous souhaitons donner l’espoir d’une vie meilleure et construire avec pragmatisme et bienveillance une communauté politique sociale et conviviale où chacun trouve sa place. Pour cela, nous souhaitons mettre en avant la solidarité indispensable pour agir ensemble, dans une cité où personne ne sera laissé pour compte, par l’intermédiaire d’un revenu minimum d’existence expérimental, avec l’aide des fonds européens. Cette ambition qui privilégie la qualité de vie comprenant une mobilité douce privilégiant les piétons, les vélos ; une animation commerciale dynamique s’appuyant sur l’éco-citoyenneté ; une végétalisation de notre cité où les espaces verts et les jardins ouvriers et citoyens constitueront le fondement de son développement. La ville sera urbaine et aimable afin d’être respectée et aimée. Vous en serez les bâtisseurs.

Reconstruire la ville

« Une ville où l’on se rencontre et on se sent bien »

Nous qui militons pour une ville qui exerce avec détermination ses responsabilité de ville attractive mais qui pense d’abord à ses habitants, notre projet entend d’abord repenser les équilibres des mobilités en favorisant tous les déplacements non polluants et l’implantation massive des espaces verts. Le développement de véhicules électriques, le renforcement du nombre de parkings relais, constitueront une priorité.

Le « Pari vélo de Roubaix », s’appuiera sur la tradition du vélo dans notre ville avec plus d’aménagements pensés pour les cyclistes, des bandes cyclables en sites propre plus nombreuses, des parcs à vélos plus sécurisés. De même il faudra écouter le désir des piétons d’être à l’aise dans leur cheminement avec notamment des trottoirs mieux et plus harmonieusement entretenus, et ce dans tous les quartiers.

Les autoroutes urbaines (notamment l’avenue de Nation Unies) qui existent aujourd’hui seront rapidement remplacées par des voies à vitesse limités à 30 km/h, comprenant des voies en site propres pour les transports en commun, les vélos où les trottoirs seront élargis pour permettre aux piétons de de mouvoir en toute sécurité et les abords végétalisés.

Nous qui voulons des quartier actifs, ouverts, nous entendons retisser, dans un projet partagé avec la MEL, les liens entre quartiers par-delà les autoroutes infranchissables en inventant de nouveaux cheminements (en imaginant de nouveaux moyens de transports collectifs (type tramway) et pourquoi pas des navettes gratuites, et très rapidement l’ensemble des transports gratuits en lien avec la MEL, en assurant une offre de service plus équilibrée notamment dans la couverture de stations VLILLE dans les quartiers, en redessinant un plan de circulation pour les vélos plus cohérent.

Nous qui portons l’exigence d’une ville plus juste et plus solidaire, nous souhaitons que la recherche d’une plus grande solidarité passant par une mixité sociale et générationnelle dans chacun de nos quartiers constitue la pierre angulaire de toute nos actions : en premier lieu, avec l’aide de fonds européens, (Fonds économique de développement régional, fonds social européen…).

La prochaine levée de fonds européens (2021-2027) propose de renforcer encore la dimension sociale de l’Union grâce à un nouveau Fonds social européen, le «Fonds social européen plus» (FSE+) et à un Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM) renforcé et plus efficace. La Commission propose également un nouveau Fonds pour la justice, les droits et les valeurs, comprenant les programmes «Droits et valeurs» et «Justice». Roubaix, ville européenne par excellente, doit pouvoir être bénéficiaire de ces fonds et représentera un élément prépondérant de notre lobbying pour faire de Roubaix une ville européenne et moderne.

Le logement et l’aménagement urbain, notamment la modernisation de toutes les friches, constituent la richesse de notre patrimoine : ils constitueront une priorité de notre action pour au moins une mandature. De plus nous multiplierons des initiatives innovantes, par exemple le développement de zones de commerces plus vivants, des centres pour artisans, pour maintenir ou créer de la richesse économique au cœur des quartiers.

Nous voulons une ville plus aérée, nous proposons de réserver de grands espaces à la nature mais aussi prévoir des espaces de proximité en équilibrant leur présence entre les quartiers, de créer de nouveaux jardins et potagers urbains, d’imaginer des cheminements verts, de recourir aux matériaux et techniques innovants pour toutes nouvelles constructions : végétalisations des façades des toitures…

Nous qui voulons vivre dans une ville plus belle et plus agréable à vivre, nous proposons qu’une attention toute particulière soit apportée à tout ce qui dans l’aménagement de l’espace public peut nuire : les nouveaux aménagements qui dans leur conception ne prennent pas assez en compte la dimension sécurité des riverains, les « trous à incivilités » type parking sauvage qui appellent des réponses rapides, l’éclairage public parfois mal adapté…

Agir pour le renouveau humain de Roubaix

Nous qui aimons Roubaix, nous voulons construire une cité où pourra se développer une démocratie de l’altérité, où chacun trouve sa place en profitant des espaces de rencontre publics au travers de lieux intergénérationnels, mais aussi des commerces accessibles, où la convivialité et le développement économique se complètent pour entrer dans une modernité économique et humaine.

Nous qui qui pensons que vivre sa ville en toute quiétude est un droit, la sécurité dans l’espace public une priorité. Pour cela tout multipliant les actions d’éducation et de prévention, nous poserons sans dogmatisme toutes les problématiques liées aux moyens humains et technologiques, par exemple la vidéosurveillance.

Nous qui souhaitons une réelle démocratie participative et une circulation de l’information, nous souhaitons que les Conseils citoyens, le Conseil roubaisien de l’Interculturalité et de la citoyenneté et le conseil consultatif de la jeunesse, qui ont aujourd’hui des pouvoirs et des moyens limités, soient modernisés afin de leur donner des moyens plus importants permettant la mise en place d’une démocratie moderne et participative. Ainsi ces conseils participeront à une instance de contrôle de l’action municipale passant par la transformation de la démocratie locale donnant un rôle renforcé des mairies de quartier.

Nous qui aimons la culture et l’éducation, nous voulons développer le concept « d’éducation zéro échec ». Cela passe par une refonte complète de nos écoles et la création de maisons éducatives dans chaque quartier. Une éducation humaine, insérée dans son siècle et fière de sa tradition passe par une politique de l’enfance fondée sur un niveau académique et culturel de qualité de nos écoles maternelles et primaires.

A l’écoute de sa spécificité, et de nos productions culturelles dans tous les domaines en puisant dans nos richesses créatives d’abord au sein de nos quartiers en fédérant l’ensemble des associations, des lieux culturels comme le Musée de la Piscine, Travail et culture et la Condition publique notamment, et des écoles.

Nous souhaitons construire une ville dynamique où le tertiaire se développe, notre ville doit être accueillante aux petites industries, cela implique la nécessaire collaboration entre la Ville, les centres de recherche universitaires et assimilées, les entreprises locales, la population, faisant de Roubaix un pôle recherche appliquée.

Les artisans au sein d’ateliers partagés, services communs, et bénéficiant de formation en alternance auront la possibilité de concevoir leur développement dans des lieux de co-working avec services communs.

Nous qui concevons la vie comme la recherche d’une plus grande diversité, nous souhaitons favoriser le développement de notre cité sur l’apport positif de chacun. Pour cela, accueillant les différences en favorisant les politiques positives, nous mobiliserons les moyens municipaux en termes d’équipements, de présence de services publics, d’éléments employant la « maintenance urbaine » (voirie, propreté). Agissant sur le logement, et sa diversité, nous inciterons à développer la richesse économique en créant une nouvelle forme de « zone franche », tout en promouvant notamment une architecture de qualité.

Nous qui aspirons à une ville plus fraternelle nous proposons de (re)créer dans chaque quartier un véritable centre où chaque habitant pourra trouver les services publics dont il a besoin mais aussi tous ces espaces communs, tous ces lieux de proximités qui favorisent la rencontre, les équipements publics, les commerces, les cafés, mais aussi les bancs publics, les jeux pour enfants. Un centre où s’imaginent de nouveaux leviers de rencontre entre les habitants par la culture, l’éducation populaire, où s’inventent et se mettent de nouveaux services adaptés à l’évolution des usages par exemple au travers du transgénérationnel.

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Assemblée Générale du 4août : trois grands chantiers : défense de la République, discriminations, histoire et mémoires

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Le 4 août 2019, 230 ans jour pour jour après l’abolition des privilèges, nous avons tenu notre assemblée générale annuelle.

1) Reconduction à l’unanimité du bureau sortant :

  • Président : Pierre Outteryck
  • Trésorière : Dominique Belmer
  • Secrétaire : Eric Mouveaux

2) Reconduction de la procédure d’adhésion.

 

3) ouvrir trois grands chantiers :

– 3-1) la défense de la République et en particulier propositions, débats, discussions autour de la région des Hauts de France, de l’agglomération lilloise et plus particulièrement de son versant Nord-Ouest (Roubaix, Tourcoing, Wattrelos, Croix…).
Nous comptons nous inscrire dans les engagements et débats concernant les élections municipales.

 

 

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– 2/ chantier face aux discriminations : nous mettons en exergue et de façon non exclusive 4 discriminations :

– discriminations sociales,
– discriminations liées au faciès,
– discriminations liées au genre,
– discriminations liées au handicap,

– 3/ chantier face à l’Histoire et à la Mémoire
Plus que jamais, la compréhension des phénomènes historiques et mémoriaux deviennent un enjeu, comme le montre la récente publication de « Manière de voir » (Monde diplomatique).
Nous souhaitons être présents dans ces débats.

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Face aux inégalités, offrir le maximum de chance aux enfants et à la jeunesse de Roubaix.

Paru le 18 juin, un rapport indique qu’aujourd’hui, les inégalités se sont fortement aggravées dans notre pays ; les enfants des milieux populaires, des quartiers de nos villes et aussi de zones rurales délaissées ont beaucoup moins de chance que naguère de pouvoir bénéficier de « l’ascenseur social », de pouvoir accéder à des formations après le baccalauréat, de pouvoir aussi trouver des emplois pérennes et rémunérés correctement.

Considérée comme une des villes les plus pauvres de France, Roubaix  souffre de cette situation. Combien l’intelligence, les potentialités de nos enfants et de nos jeunes sont laissés ainsi en friche et en déshérence. Cette situation est aggravée par la stigmatisation persistante que vivent nos familles et nos jeunes aux noms à consonance étrangère, ce qui rappelle le ver d’Aragon « Nul ne semblait vous voir français de préférence » (Strophes pour se souvenir, dit l’Affiche rouge).

Nous pensons nécessaire de combattre ce double fléau en refusant toute victimisation de nos quartiers populaires et des populations qui y résident et aussi en combattant la gentrification (politique visant à rejeter les pauvres hors de notre ville) qui se développe depuis près d’une vingtaine d’année quelles que soient les équipes municipales, et qui s’accélère aujourd’hui, en utilisant la rénovation urbaine.

Chantier n°1 : Faire de nos écoles maternelles et primaires des lieux de performance

20577753_largeLes écoles maternelles et primaires sont les fruits des combats menés dès le XIX ème siècle par la République. Elle a instauré, par les lois de 1882-1883, l’école gratuite, laïque et obligatoire. Ces valeurs ont été altérées dans le temps ; elles sont pourtant les fondements du « Pacte Républicain » ; la municipalité nouvellement élue devra mettre tout en œuvre pour faire respecter et valoriser en ces valeurs républicaines qui sont la condition du vivre ensemble, du développement des capacités et des potentialités de nos enfants.

Le rayonnement de notre ville dépend grandement de l’effort que nous feront à ce sujet.

Les municipalités ont en charge les écoles primaires et maternelles, une partie de leur personnel, l’accueil des enfants et les bâtiments. Nous proposons dès les premiers mois d’un conseil municipal acquis à la transformation sociale, la réalisation d’une audit sur les écoles avec un cahier de charges précis et défini par la nouvelle majorité. Cette audit devrait s’intéresser :

  • A la qualité des bâtiments existants, aux travaux prioritaires à réaliser, aux travaux à faire à plus long terme afin de prendre en compte les problématiques relatives aux dépenses d’énergie, à l’augmentation des températures liée aux transformations climatiques. Une large végétalisation de nos écoles devra être explorée.

  • Il devra se faire en partenariat avec les directrices-directeurs de nos écoles, le personnel enseignant, celui s’occupant des activités périscolaires et plus largement de tous les personnels.

  • Il devra obligatoirement être réalisé avec les parents d’élèves groupés en association ou pas, et les élèves dans le cadre d’ateliers qui pourraient être conduits au sein de projets pédagogiques.

Un compte rendu de ces audits menées dans chacune des écoles sera présenté par l’équipe municipale en scéance plénière du Conseil, et auparavant lors de réunions publiques décentralisées.

L’objectif serait de faire de ce travail la base d’une réflexion de l’ensemble des populations, des acteurs économiques et sociaux de notre ville afin que dès le mois d’octobre 2020, des propositions concrètes soient programmées dans les budgets du mandat.

Nous proposons aussi, afin d’améliorer la vie de nos enfants : 

  • Que les cantines scolaires de notre ville soient développées et restructurées dans le cadre dune régie municipale, qui développera lachat de produits locaux, soit directement commercialisés par des producteurs, soit cultivés à Roubaix en appuyant la création d’une filière agricole urbaine et biologique.37578-week-end-quinze-villes-participeront-48-heures-agriculture-urbaine

  • Qu’une attention particulière soit apportée aux associations locales de parents d’élèves, afin que leur soient donnés les moyens à partir de projets concrets, de favoriser l’amélioration de la vie des écoles et de pouvoir soutenir des projets pédagogiques favorisant la vie et le devenir de nos enfants.

  • D’aider les associations extra-scolaires à développer l’accompagnement scolaire dans un cadre précis et clairement identifiable, pour éviter entre autres les communautarismes, embrigadements ou amateurismes néfastes.

  • Favoriser les projets des équipes pédagogiques d’une école ou plusieurs d’entre elles qui s’inscrivent dans la volonté de permettre aux enfants, et en particulier ceux qui éprouvent de grandes difficultés, à se confronter à des expériences inconnues dans leurs vies quotidiennes.

  • Faire en sorte que nos écoles accueillent, sans discrimination, tous les enfants en âge scolarisable, ceux des familles exilées, ceux qui sont victimes de handicap. Une attention particulière sera apportée à ces enfants qui multiplient les fragilités.

  • Favoriser les combats afin que l’encadrement par des enseignant.e.s qualifié.e.s soit amélioré, ceci en liaison avec l’inspection académique et le rectorat et les inspecteurs qui travaillent au sein de notre ville.

Tout doit être mis en place afin que nos écoles, les maternelles et primaires, deviennent des lieux de performance et d’excellence, soient des références qui fassent de Roubaix un pôle d’attraction brisant les images négatives colportées dans notre ville.

Une réforme des retraites annoncée qui aggrave les inégalités et sape la Sécu. Un débat : Faut-il une réforme des retraites?

Mardi 27 novembre à partir de 18h00 à la F.A.L. 20 rue de Lille, Roubaix.

  (Début de la conférence à 18h15 précises)

Ce débat est organisé par le collectif santé de Roubaix, auquel participent Attac, Solidaires/retraités, la FAL de Roubaix, et l’Espace Éluard de Roubaix
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Quel est le but réel d’un système de retraites par points ? Quels sont les enjeux et les dangers de la « réforme des retraites » annoncée ?

Les citoyens ne peuvent-ils plutôt affirmer leurs droits et leurs besoins afin qu’une réforme aille cette fois dans le sens de l’intérêt général ?

Attac Roubaix-Tourcoing et le nouveau collectif Santé de Roubaix vous proposent un débat avec un conférencier militant très informé sur ces questions.

Cela se passera

 Pour le collectif

André Delcroix

 

Le 7 septembre Pierre Charret sera décoré de la Légion d’Honneur,mais qui est cet homme que la République honore ?

Notre association est heureuse de relayer l’information concernant la remise de la Légion d’Honneur à monsieur Pierre Charret, le vendredi 7 septembre à 18h, dans ce haut lieu de mémoire de l’horreur nazi qu’est le Fort de Bondues, Musée et Mémorial de la Résistance.

Pierre Charret natif du limousin en 1925, d’un père ancien combattant gazé de 14-18, décédé prématurément en 1938, et d’une mère lingère infirmière qui se sacrifiera pour permettre à ses deux enfants de faire des études.

En 1936/1937 il s’intéresse à la guerre d’Espagne grâce à un oncle, militant communiste, qui convoi des camions pour la République Espagnole.

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Guernica après le bombardement

En 1942 il est reçu au concours d’entrée à l’École Normale et entre comme instituteur interne au Lycée de Gueret.  Cette année là, sous l’impulsion d’un de ses oncles, le Parti Communiste clandestin se réorganise, la résistance se développe, des maquis Francs Tireurs et Partisans s’organisent dans la région. Les déraillement de trains de marchandise sur la ligne Paris-Toulouse se multiplient, désorganisant la machine de guerre nazie, et provoquant la répression de la police française aux ordre de Pétain, puis de l’occupant après l’invasion de la « zone libre ».

Durant l’été 1943, Pierre et d’autres camarades normaliens aident discrètement les maquis. A la rentrée scolaire ils organisent un groupe de FTP armé, le groupe « René Lafarge » du nom d’un normalien fusillé par les nazis à Dijon.

Tout en poursuivant leurs études ils organisent clandestinement la récupération et le transport d’armes et d’explosifs, de cartes d’alimentation, de vêtements et de chaussures pour les maquisards, des sabotages ; jusqu’au débarquement de juin 1944 ou ils rejoindront le maquis.

Durant les combats de la libération, la responsabilité du  groupe FPT de Mouchet (Indre) sera confié à Pierre, alors que la région est marquée par les massacres commis par la tristement célèbre division « Das Reich ».

A la libération il est homologué sous lieutenant FFI et s’engage jusqu’à la fin de la guerre. Après une formation à l’école militaire de Saint Maxent il rejoint le 13éme Régiment d’Infanterie qui combattra sur le front de La Rochelle, jusqu’au 8 mai 1945.

Démobilisé à l’automne 1945, il rejoint sa promotion à l’École Normale de Moulins, puis prend un poste d’instituteur  dans la Creuse.

En 1946 il épouse Lucienne, membre de l’Union des Femmes Françaises, qu’il a rencontrée à Saint Maxent, ou elle était réfugiée. C’est le début d’une vie militante partagée, de la Creuse vers le Nord, ou ils seront tous deux membres de la direction départementale du PCF. Après la naissance de leurs deux enfants, Lucienne reprendra courageusement ses études pour devenir infirmière en pédiatrie à l’Hôpital de la Fraternité à Roubaix, puis à Blanchemaille, pour enfin terminer sa carrière comme cadre infirmière au centre de gériatrie du Molinel, à Wasquehal.

En 1977, le couple fête la victoire de la gauche unie aux élections municipales de Wasquehal. Pierre devient adjoint au maire à la petite enfance et aux personnes âgées. Il marquera la commune par ses réalisations dans le domaines des mini-crêches et des foyers logements.

Pierre assure longtemps des responsabilités militantes, comme secrétaire de la section PCF de Croix-Wasquehal et au Syndicat National des Instituteurs, dont il est l’un des responsables départementaux.

L’heure de la retraite sonne enfin. Mais y a t-il vraiment une retraite pour les militants sincères de la cause humaine?

Pierre poursuivra donc son engagement pour transmettre aux jeunes générations les valeurs républicaines, humanistes, et les combats qu’il a mené pour leur défense. C’est par des conférences et des rencontres dans les établissement scolaires qu’il poursuivra son engagement, avec l’appui de ses camarades résistants au sein de l’Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance (ANACR), dont il fut longtemps un dirigeant national.

Honneur à toi Pierre, la République et les militants humanistes te sont éternellement redevables.