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Budget 2015 de la sécu et catastrophe sanitaire en cours en Grèce, une même logique

Les députés et sénateurs ont votés le mois dernier le budget 2015 de la Sécurité Sociale. 10 milliards d’économies sur le dos de la population de notre pays. Les parlementaires de droite (UMP_UDI_FN) ont votés contre car ils souhaitent « encore plus d’efforts ». Seuls les députés PCF et Front de Gauche s’y sont fermement opposés pour défendre la protection sanitaire et sociale de tous.

Pour rappel, la Cour des Comptes évalue à 24 milliards d’euros la fraude patronale à la Sécurité Sociale…. « le trou de la Sécu » est la conséquence de ces fraudes et des dettes de l’Etat à la sécu.

Ci dessous le lien vers un  reportage de la télévision Suisse sur le désastre de la protection sanitaire des Grecs. N’oublions pas que l’église orthodoxe, principal propriétaire terrien du pays, n’est pas imposée, ni les célèbres armateurs Grecs. Nous n’en sommes pas à ce point, mais c’est le chemin emprunté par notre pays. Jusqu’où allons nous laissé faire?

http://www.rts.ch/video/emissions/temps-present/6118546-les-grecs-se-cachent-pour-survivre.html

 

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Clip de la Confédération Paysanne pour comprendre les enjeux du traité transatlantique (TAFTA)

Ukraine : Entre « révolution » et déstabilisation, l’erreur occidentale

Entre « révolution » et déstabilisation, l’erreur occidentale

Ukraine
Jean Geronimo
Donetsk

Crédit: 
AFP
Par Jean Geronimo, spécialiste des questions géostratégiques russes, université Grenoble-II

À la disparition de l’Union soviétique, en décembre 1991, l’Ukraine nouvellement indépendante – mais qui reste organiquement liée à la Russie – est devenue l’enjeu d’une âpre lutte d’influence entre les deux anciens ennemis de la guerre froide. Ainsi, sa transition postcommuniste est marquée par les tentatives successives de l’Occident sous leadership américain d’y d’étendre son influence, avec des moyens frôlant parfois l’illégalité – comme la « révolution orange » de 2004, qui place un dirigeant pro-américain, Victor Youchenko, à la tête de l’État ukrainien. De son côté, Moscou s’efforce de garder un droit de regard sur l’Ukraine, par le biais de la « diplomatie gazière » et de l’intégration de son ex-république à la Communauté des États indépendants (CEI), sous leadership russe. Quand elle est revenue en toute légalité dans le giron russe en 2012, avec l’élection du président Victor Ianoukovitch, on pensait alors l’Occident définitivement hors jeu. Or, l’inconsistance et les revirements multiples du nouveau président prorusse sur l’accord d’association et de libre-échange – faussement interprétés comme un rejet de l’Europe – ont donné au bloc occidental sous verrou américain l’occasion inespérée de « revenir dans le jeu » en alimentant la contestation populaire contre un « pouvoir corrompu, aux soldes de Moscou ». Un air de « déjà-vu », dans la logique des révolutions néolibérales – dites « de couleur » – ayant frappé l’espace post soviétique dans la décennie 2000, sous l’impulsion d’ONG à financement anglo-saxon, d’opposants et de relais locaux, sponsorisés par la manne dollarisée des « droits de l’homme ». Un nouveau « soft power », dénoncé par Vladimir Poutine. Pourtant, dans la mesure où ce coup d’État touchait ses intérêts nationaux, affaiblissait son projet d’Union eurasiatique et mettait en cause sa sécurité, la réaction de l’État russe a été, cette fois, d’une tout autre ampleur. Dénonçant l’illégalité du processus politique, catalysé par l’ingérence de forces extérieures et centré sur l’élimination du président Ianoukovitch, Moscou ne pouvait reconnaître le nouveau pouvoir pro-occidental de transition. D’autant plus que ce dernier, sous la pression de groupes nationalistes et extrémistes d’inspiration néofasciste, a très vite imposé des mesures antirusses, dont celles sur le droit des minorités et sur le statut de la langue russe. Dans ces conditions, la bienveillance russe sur les revendications émancipatrices des régions de l’Est ukrainien et, notamment, de la Crimée, « avant-garde révolutionnaire » contre l’illégalité kiévienne, semble justifiée. La légalité du référendum criméen s’appuie, d’une part, sur son attachement historique à la Russie et, d’autre part, sur la jurisprudence initiée par l’indépendance du Kosovo en 2008 sous pression américaine. En quelque sorte, la maladresse occidentale a offert à V. Poutine l’opportunité historique de « retrouver » la Crimée et, par ce biais, de garantir un accès stratégique aux mers chaudes – à l’instar de la base navale syrienne de Tartou. Ce faisant, ce « coup gagnant » russe sur l’échiquier eurasien a donné le prétexte à l’axe euro-atlantique de renforcer la ceinture sécuritaire otanienne en zones baltes et est-européenne au sud de la Russie, dont la volonté de « reconquête impériale » est perçue par le stratège américain Brzezinski, en 2014, comme une « menace majeure » – en quelque sorte, Vladimir Poutine serait une sorte d’« homo-soviéticus », instinctivement hostile envers l’Occident. À terme, cette légitimation politique post-guerre froide de l’Otan fait craindre à Moscou le resserrement de « l’encerclement », via l’extension de cette dernière à des États post soviétiques comme la Géorgie et l’Ukraine et, ensuite, l’implantation en leur sein d’unités du bouclier antimissiles américain – qui neutraliserait, en partie, les forces nucléaires stratégiques de la Russie. Dans la perception stratégique russe, c’est la poursuite sous une forme rénovée de la politique de roll back (reflux) de l’ancienne puissance communiste, conduite depuis la chute de Gorbatchev le 25 décembre 1991. Le 22 juillet 2014, le président Poutine a promis une « réaction adéquate » et l’adaptation rapide de sa stratégie de défense à cette progression injustifiée, à ses frontières, des infrastructures otaniennes. Comme une ultime provocation. À l’heure de l’extension puis du pourrissement, désormais incontrôlable, à l’Est ukrainien, de la révolte d’un peuple marginalisé et rejetant un pouvoir antirusse nationaliste, infiltré par des néonazis et partisan d’un ultralibéralisme pro-européen, l’avenir reste très incertain. La crédibilité de la dernière élection présidentielle en Ukraine, tenue le 25 mai 2014, semble d’autant plus faible que le processus politique sur lequel elle est assise a été, en grande partie, manipulé. En outre, le fort taux d’abstention (40 %), imputable au boycott d’une partie des électeurs de l’Est, affaiblit la légitimité et la représentativité du nouveau régime dirigé par l’oligarque Piotr Porochenko, sur la base de puissants lobbies.

L’Ukraine apparaît au final 
comme une pièce maîtresse 
dans le cadre de la guerre « tiède »

Sous l’impulsion de ce dernier, la politique répressive contre les « rebelles » de l’Est – étrangement qualifiés de « terroristes » – se transforme désormais en une véritable tuerie punitive. L’ampleur de cette tuerie, passée sous silence par l’Occident, est expliquée par l’asymétrie du rapport de forces militaire et l’utilisation par l’armée pro gouvernementale de l’aviation et des armes lourdes, voire d’armes chimiques interdites. De ce point de vue, l’axe euro-atlantique sous verrou américain porte une lourde responsabilité dans cette impasse politique, occultant l’interdépendance structurelle russo-ukrainienne héritée du soviétisme et, en cela, potentiellement génératrice de chaos socio-économique suite à l’accord d’association avec l’UE, signé par Porochenko le 27 juin 2014. Visant à détacher l’Ukraine de la domination russe et, donc, à finalité géopolitique évidente, cet accord déconnecté des besoins de son peuple est un véritable défi à la rationalité économique. Sans la Russie, pas de salut possible. Structurellement instrumentalisée par les deux superpuissances, l’Ukraine apparaît au final comme une pièce maîtresse – un État « pivot », au sens de Z. Brzezinski – dans le cadre de la guerre « tiède ». Cette dernière est définie dans mon livre la Pensée stratégique russe comme la forme actualisée et désidéologisée de la guerre froide, recentrée sur le contrôle des États stratégiques – « pivots » – sur les plans politique et énergétique et opposant, in fine, l’axe euro-atlantique UE-USA (via l’Otan) à l’axe eurasien sino-russe (via l’Organisation de coopération de Shanghai, OSC). Hérité de l’étrange « révolution » nationale-libérale du Maïdan, grevée par la montée d’une idéologie radicale resurgie d’un troublant passé, le chaos ukrainien apparaît donc comme un coût collatéral de cette guerre « tiède ». Cette configuration montre la poursuite, sous une forme certes rénovée, d’une conflictualité bipolaire fondée sur l’opposition d’alliances dominées par les anciens ennemis idéologiques. Une nouvelle fracture géopolitique porteuse de lourdes menaces, au cœur de l’Eurasie. Et maintenant, que faire ?

Déclaration de 28 organisations de jeunesse communistes contre la guerre en Palestine

Déclaration commune de 28 organisations de jeunesse communiste contre les opérations guerrières israéliennes en Palestine

juillet 29, 2014

Les organisations de jeunesse signataires de la déclaration suivante dénoncent fermement les opérations militaires de l’Etat israélien contre le peuple palestinien qui ont déjà eu pour résultat la perte de centaines de vies.

Les États-Unis mais aussi l’Union européenne, sont également responsables, elles qui encouragent les activités criminelles d’Israël en lui offrant un soutien total, en mettant sur un même pied d’égalité le criminel et la victime, en renforçant leurs relations politiques, financières et militaires avec Israël de plusieurs manières. Par exemple, en organisant des exercices militaires communs avec les forces armées israéliennes. Ces puissances ont de graves responsabilités dans le crime continu contre le peuple palestinien et sa jeunesse.

Les organisations de jeunesse communiste appellent les jeunes femmes et hommes du monde à bloquer avec notre combat et notre solidarité internationale le nouveau massacre d’Israël contre  le peuple palestinien et sa jeunesse qui sont au cœur d’une agression impérialiste. Celle-ci est fondée sur des plans d’ampleur qui sont mis en œuvre dans tout le Moyen-Orient et dans la Méditerranée orientale.

Nous demandons:

  • Que l’opération militaire en cours de l’armée israélienne contre le peuple palestinien cesse immédiatement
  • Que l’armée israélienne d’occupation ainsi que les colons quittent les territoires palestiniens
  • La libération de tous les prisonniers politiques des prisons israéliennes et le droit au retour de tous les Palestiniens chez eux
  • La suppression des exercices militaires communs et de tous les traités de coopération militaire avec Israël
  • Un Etat palestinien indépendant dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale

Organisations signataires:
Fédération Jeunes Communistes d’Argentine (FJC), Jeunesse communiste d’Autriche (KJO), Jeunesse Communiste de Bolivie (JCB), Union de la Jeunesse Communiste – Brésil (UJC), Ligue de la Jeunesse Communiste du Canada (YCL), Jeunes Socialistes – Croatie (YS), Union de la Jeunesse Démocratique de Chypre (EDON), Union de la Jeunesse Communiste – République Tchèque (KSM), Jeunes Communistes – Danemark (DKU), Jeunes Communiste de l’Équateur (JCE), Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF), Jeunesse Ouvrière Socialiste Allemande (SDAJ), Jeunesse Communiste de Grèce (KNE), Mouvement de Jeunesse Conolly – Irlande  (CYM), Ligue des Jeunes Communistes d’Israël (YCL), Front de la Jeunesse Communiste d’Italie (FGC), Jeunesse Communiste du Luxembourg (JCL), Jeunesse Communiste du Mexique (JCM), Jeunesse Communiste du Paraguay (JCP), Jeunesse COmmuniste du Pérou « Patrie Rouge » (JCP-PR), Jeunesse Communiste Péruvienne (JCP), Jeuness Communistes Portugaise (JCP), Union de la Jeunesse Communiste Révolutionnaire des Bolcheviks de Russie (RKSMb), Union de la Jeunesse Communiste de Yougoslavie – Serbie (SKOJ), Collectifs des jeunes communistes d’Espagne (CJC), Union de la jeunesse communiste d’Espagne (UJCE), Jeunes Communistes de Suède (SKU), Jeuneses Communiste Syrienne – Khaled Bakdash (KBY).

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF appelle à manifester partout en France pour la Palestine (manif à Lille le 19 /07 à 18h)

PALESTINE

LA DIPLOMATIE FRANÇAISE NE PEUT CONTINUER

CETTE POLITIQUE DU LAISSER FAIRE

 Rassemblement à Lille, Grand Place, samedi 19 juillet à 18h

Comme beaucoup, je suis affligé par la manière dont la voix de la France a été portée par François Hollande au plus fort des bombardements israéliens sur Gaza, faisant à ce jour plus de 200 civils tués et 1400 blessés palestiniens.

Les déclarations du chef de l’État ont d’abord été explicitement pro-israéliennes, puis marginalement « neutres » renvoyant à tort chacun dos à dos. Elles sont surtout totalement vides d’initiative politique pour contribuer à une solution pacifique.

Rien ne justifiait le déluge de violence

Cette stratégie meurtrière d’Israël visait à délégitimer l’Autorité palestinienne et affaiblir le nouveau gouvernement mis en place le 2 juin. Rien ne justifiait le déluge de violence de l’armée israélienne qui s’est abattue sur la population civile prise au piège par le blocus à Gaza, mais aussi sur les habitants de Cisjordanie et de Jérusalem-Est.

Le gouvernement Netanyahou doit répondre de ses actes devant la communauté internationale laquelle doit impérativement ouvrir la voie à de vraies négociations.

La diplomatie française ne peut continuer cette « politique du laisser faire ».

La solution est connue : deux peuples, deux Etats souverains

Aujourd’hui, à l’initiative de l’Égypte, Israël se disait prêt au cessez-le-feu. Il faut saisir cette occasion. La solution est connue : deux peuples-deux Etats souverains, dans les frontières de 1967, Jérusalem-Est pour capitale de l’Etat palestinien et le respect scrupuleux de toutes les résolutions de l’ONU.

Seules des sanctions, comme la suspension des accords d’association entre l’Union européenne et Israël peuvent efficacement contraindre Benyamin Netanyahou à renoncer à la poursuite de la colonisation et engager son pays dans des accords de paix durables.

Tant que cette impunité durera…

La reconnaissance par la France de l’État palestinien et l’appui à l’initiative politique de l’autorité palestinienne dans son effort d’entente nationale mettraient à mal l’impunité dont jouit depuis trop longtemps le gouvernement israélien. C’est avec cet objectif que la diplomatie française doit agir. Car tant que cette impunité durera, tant que l’humiliation et la violence dont les Palestiniens sont la cible dureront, les partisans palestiniens et israéliens de la paix seront fragilisés.

En France, les usages malsains, intolérants et racistes organisés par certains groupes extrémistes n’ont pas leur place dans le soutien au peuple palestinien. Ils ne peuvent pas non plus servir de prétexte pour étouffer la voix de la France solidaire et pacifiste.

J’appelle les femmes et les hommes de France épris de paix et de justice à se rassembler partout en France aux initiatives du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Israéliens et Palestiniens.

Samedi 19 juillet à 18h RASSEMBLEMENT à Lille sur la Grand Place SOYONS NOMBREUX

  Pierre Laurent, secrétaire national du PCF