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Budget 2015 : les associations interpellent les député(e)s

Communiqué de presse du vendredi 24 octobre 2014


Budget 2015 : les associations interpellent les député(e)s

Le Collectif des associations citoyennes (CAC) a envoyé une lettre à tous les député(e)s demandant la mise en place de financements publics stables et garantis pour les associations qui contribuent à l’intérêt général et agissent au service du bien commun, et l’inscription de la vie associative parmi les compétences partagées par tous les niveaux de collectivités.

Ce courrier les alerte sur les menaces que font peser sur l’avenir des associations le projet de loi de finances pour 2015, la programmation des dépenses 2015-2017 et le projet de réforme territoriale. Un grand nombre d’emplois seraient menacés si ce plan de restrictions budgétaires était appliqué dans son intégralité, et si la répartition des compétences conduisait à remettre en cause la possibilité des cofinancements.

Mais plus encore que l’emploi, le Collectif souligne l’extrême importance de la vie associative pour permettre aux citoyens d’exercer leur pouvoir d’agir et leur capacité de s’associer, alors que les associations de terrain sont l’un des derniers remparts contre la désespérance civique.

Pour appuyer ses demandes, le Collectif des associations citoyennes appelle à une :

« Kermesse d’interpellation »

Jeudi 6 novembre 2014 à 14h00 devant l’Assemblée nationale

(place du Président Edouard Herriot – Paris 7e)

Différentes animations seront proposées avec un temps fort à 15h30.

Des manifestations similaires pourront avoir lieu dans un certain nombre de villes.

Le Collectif invite par ailleurs tou(te)s les citoyen(ne)s à signer et diffuser l’appel : « Pas de société solidaire sans associations citoyennes »

VOIR ICI LE COMMUNIQUE EN PDF

Collectif des Associations Citoyennes

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facebook.com/collectif.associations.citoyennes

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Les associations étranglées par l’austérité : un débat à la Fête de l’Humanité Dimanche 14 septembre

Ce dimanche à la fête de l’huma

 « LES ASSOCIATIONS ÉTRANGLÉES PAR L’AUSTÉRITÉ »cac logo

Dimanche 14 septembre 2014 -11h00 – Espace débat de la Halle Nina Simone

Avec   Didier Minot,membre du Collectif des associations citoyennes (CAC),

           Nadia Bellaoui, présidente du Mouvement Associatif (CPCA)

et        Marie-George Buffet, députée(PCF)

 débat animé par Stéphane Guérard,journaliste à L’Humanité.

Pour les précisions et inscriptions suivre le lien : fete.humanite.fr/?Les-associations-etranglees-par-l 

Nous donnons rendez-vousà toutes celles et ceux qui seront sur place pour participer au débat qui suivra les interventions et pour distribuer à tous le message d’alerte du CAC « Défendons nos associations ! ». L’objectif est d’informer le plus grand nombre sur les impacts du plan d’austérité en cours.

N’hésitez pas à les diffuser également dans les forums associatifs où vous serez ce WE partout enFrance. Un important travail d’information est à faire, car la plupart desresponsables associatifs ne mesurent pas encore des problèmes qui s’annoncent.

Une journée d’échanges et de mobilisation seraorganisée le vendredi 3 octobre à Paris pour partager ces informations ettravailler à l’élaboration de propositions. Vous recevrezprochainement l’invitation.

Réservez dès à présent la date !

Le Collectif des Associations Citoyennes  – 0770 98 78 56

www.associations-citoyennes.net

facebook.com/collectif.associations.citoyennes

Champ libre pour les néonazis à Calais : le MRAP indigné du laxisme des autorités

Champ libre pour les néonazis à Calais : le MRAP indigné du laxisme des autorités
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Le collectif dénommé « Sauvons Calais » a organisé le 7 septembre dernier un rassemblement dans la ville de Calais qui ne laisse planer aucun doute sur l’idéologie violemment xénophobe de ses initiateurs.

Les tatouages et saluts  nazis, les tee-shirts de la division SS Charlemagne, les diatribes haineuses des intervenants des groupes néo-fascistes rappellent les actions d’Aube Dorée en Grèce.

Les plus extrémistes font pousser leurs débordements haineux sur un terreau entretenu par les petites phrases assassines de politiques irresponsables.

La maire de Calais devrait s’interroger sur ses propres responsabilités dans ce lourd climat. Sur son compte Facebook, l’appel à la délation à l’encontre des squatteurs ne contribue pas à l’apaisement, de même que cette question-brûlot à propos des migrants « Qu’est-ce qu’on fait ? On les tue ? On les noie ? ».

Alors que le compte Facebook du collectif « Sauvons Calais » ne laissait subsister aucun doute sur sa nature raciste et fasciste, comment comprendre et admettre que les pouvoirs publics – et en premier lieu le préfet – aient pu laisser un tel rassemblement se dérouler ?

Comment un gouvernement, si prompt à expulser les malheureux Roms des camps de la misère, a-t-il pu laisser libre cours à la haine fasciste dans la ville ?

Après ce rasssauvons-calais-divison-charlemagneemblement néo-fasciste, les organisateurs lancent maintenant, sur Facebook, un appel public à recrutement pour leur milice privée.

La voix du Nord du 9 septembre rapporte que, de l’avis du préfet,  le risque d’atteinte à l’ordre public n’était pas établi au point de justifier l’interdiction  du rassemblement du 7 septembre.

L’appel à la constitution d’une milice privée sera-t-il suffisant pour que le représentant de l’État soit plus vigilant à l’avenir ?

Le MRAP indigné exige l’interdiction de toute manifestation à l’appel du collectif « Sauvons Calais », du mouvement identitaire et d’autres officines d’extrême-droite.

Il demande des sanctions contre les auteurs de l’exhibition de symboles et de propos nazis.

Paris 10 septembre 2014

Le reportage de Canal+ et les questions légitimes de Karim Rissouli sur le rôle des autorités publiques :

http://www.canalplus.fr/c-divertissement/c-le-grand-journal/pid7492-karim-rissouli.html?vid=1129012

Défendons nos associations!! (communiqué du Collectif des Associations Citoyennes)

Conférence du CAC à Roubaix en présence des candidats aux municipales 2014

Conférence du CAC à Roubaix en présence des candidats aux municipales 2014

Vous trouverez ci dessous le communiqué du Collectif des Associations Citoyennes qui alerte sur la suppression massive d’emplois associatifs, présents et à venir, directement liés aux choix politiques du gouvernement. Les Maires de l’agglomération roubaisienne, ou l’emploi associatif est déjà durement touché, soutiendront-il les revendication vitales du CAC?

Le 3 septembre 2014cac logo

Défendons nos associations !!

 

Le plan de rigueur annoncé en avril 2014 par le Premier ministre est d’une ampleur inédite.

L’Association des maires de France(AMF) alerte solennellement le gouvernement sur les graves conséquences d’une baisse cumulée de 28 milliards d’euros des concours financiers de l’Etat aux collectivités locales sur la période 2014-2017. Elle réclame avec le Comité des finances locales (CFL)le réexamen du dispositif envisagé.  
Le Collectif des associations citoyennes (CAC) partage l’analyse de l’AMF sur le caractère dramatique et irréalisable de l’annonce gouvernementale.

Si celle-ci n’est pas modifiée, de nombreuses associations citoyennes disparaîtront dans les 4 ans qui viennent et, avec elles, des centaines de milliers d’emplois associatifs.graphiques-estimation-plan-de-rigueur 2

 Source : voir estimation réalisée par le CAC ICI.

A cela s’ajoute le « projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République » qui, en supprimant la clause de compétence générale* des conseils régionaux et généraux, risque d’asphyxier plus encore les associations locales et de fragiliser la démocratie de proximité.
Ni le financement privé (crowdfunding, augmentation des cotisations, recours aux fondations), ni le développement d’emplois précaires et sous qualifiés dans les associations ne sauraient compenser le désengagement de l’Etat.                                                                      

Le Collectif des associations citoyennes :

– soutient les communes qui ont délibéré pour dénoncer le caractère inacceptable et irréalisable des économies envisagées et réclame l’ouverture d’une négociation avec le gouvernement sur la baisse de la dotation aux collectivités, en y incluant ses conséquences sur l’action associative ;

– demande la création d’un fonds de soutien à l’action associative. Cette mesure est nécessaire pour éviter un effondrement de l’action associative et de l’engagement bénévole, maintenir et développer la diversité associative et répondre à des besoins qui s’accroissent ;

– demande que les compétences en matière de jeunesse, d’éducation populaire, d’environnement et de défense des droits et des causes soient partagées entre les communes et leurs groupements, les départements et les régions, au même titre que ce que prévoit le projet de loi sur l’Organisation Territoriale en matière de culture, de sports et de tourisme ;

– réaffirme le rôle irremplaçable des associations sur nos territoires et leur indispensable prise en compte dans la co-construction des politiques publiques.

 

Nous, associations et citoyens, ne laisserons pas détruire sans réagir le tissu associatif de nos territoires et de nos villes.

Pour suivre l’actualité du CAC, consultez : www.associations-citoyennes.net

*Disposition qui permet à une collectivité de dépasser les compétences qui lui sont attribuées par la loi et d’intervenir sur tout domaine d’intérêt public local (ou départemental ou régional), dont elle estime nécessaire de se saisir au nom de l’intérêt local ; elle rend possible la  création d’un service public local, la réalisation de travaux, l’attribution de subventions, etc.

Voir ICI la version PDF de ce communiqué  

 

 

 

Les animateurs des centres de loisirs sont-ils sous-payés? (La Voix du Nord 19/08/2014)

Les animateurs des centres de loisirs sont-ils sous-payés?

Publié dans La Voix du Nord le 19/08/2014 par CHARLES-OLIVIER BOURGEOT

Plusieurs animateurs d’accueils de loisirs à Roubaix ont manifesté leur mécontentement au mois de juillet. En cause : leur faible rémunération que le contrat d’engagement éducatif rend possible. Pour l’UFCV, l’association qui les emploie, ces salaires sont d’abord liés à la participation financière de la Ville.


En changeant d’employeur, des animateurs du centre de loisirs 3/5 ans des Trois-Ponts ont vu leur salaire se réduire.

 

On en parlait en juin, ça s’est confirmé en juillet. Les salaires des anciens animateurs de l’accueil de loisirs 3/5 ans aux Trois-Ponts ont plongé. Employés par le CCAS jusqu’à l’incendie qui a contraint le centre social à la fermeture en avril, ils ont signé un contrat d’engagement éducatif (CEE) avec l’UFCV, une association à qui la Ville a confié la gestion de plusieurs centres pour les plus petits.

Réalisé en urgence, ce transfert a mis en exergue le gouffre qui existe entre le salaire d’un vacataire de la fonction publique et celui de l’employé d’une association sous CEE. Concrètement, un animateur du centre social, qui gagnait 10 euros de l’heure auparavant, est passé à un forfait journalier de 50 euros. Le temps de travail, lui, n’a pas évolué, la mission non plus. À savoir que l’animateur travaille de 8 à 10 heures, selon les jours. Il suffit d’un calcul rapide pour comprendre que ces employés perdent de 40 à 50 euros par jour de travail. « Au final, nous aurons pour un mois de travail seulement 650 euros (soit 13 jours de travail effectif) », ont-ils fait savoir dans un tract distribué en juillet aux parents dont les enfants fréquentent le centre de l’école Ronsard. « On aime travailler pour les enfants mais il y a quand même une limite. Là, c’est de l’exploitation », déchante une animatrice qui n’a pas souhaité signer un nouveau contrat alors que l’UFCV vient de renouveler son marché avec la Ville.

Des salaires en baisse

En juillet, la protestation a gagné d’autres centres aérés gérés par cette association. Notamment à l’école Legouvé où des animateurs ont vu leur rémunération journalière passer de 56 à 50 euros pour les titulaires du BAFA et de 43 à 40euros pour les stagiaires. Là aussi, leur journée peut commencer avant 8 h et se terminer après 18 h. Autant dire qu’on est très loin du SMIC horaire (9,53 euros). Et même de la rémunération d’animateurs d’autres communes de la métropole. Une animatrice de Legouvé a découvert lors d’un reportage télévisé que leur salaire pouvait atteindre 70 euros par jour pour une mission identique. Elle s’en est émue auprès de parents. « Le problème, c’est qu’avec ces salaires qui baissent, on va avoir de plus en plus de difficultés à recruter des animateurs motivés à Roubaix », s’inquiète une responsable de centre aéré.