Le Droit à la dignité pour les gueules noires de 1948

Le droit à la dignité !

Le 5 octobre 1948, dans tous les bassins houillers, les « gueules noires » cessèrent le travail pour s’opposer aux mesures gouvernementales remettant en cause des acquis obtenus de haute lutte durant les combats de la Résistance et les batailles de la Libération.
Cette grève fut décidée après un vote à bulletin secret et l’accord de plus de 90% des mineurs.
En 1946,  pour la première fois, le droit de grève est inscrit dans la Constitution. Pourtant, les gouvernements SFIO de Ramadier, Moch et Lacoste dénoncent les grévistes, les stigmatisent violemment, les accusant de mener la France à la guerre civile.
Tout est bon pour ne pas répondre aux revendications de ces hommes pour les opposer les uns aux autres, pour affaiblir voire détruire leur principale organisation syndicale, la CGT.
La grève dura pourtant huit semaines, la répression fut terrible : six morts, des milliers de mineurs emprisonnés, des centaines de licenciés. Certains mineurs, porteurs des valeurs républicaines de la Résistance, avaient reçu des titres militaires pour leurs héroïques combats face à l’occupant et face au gouvernement d’extrême droite de Pétain. Ils furent honteusement dégradés.

14435212_1134320523310701_7307110001519636763_o

La délégation des mineurs à l’Elysée, accompagnée par Jean-Jacques Candelier, député PCF, Marc Dolez député Front de Gauche, Pierre Outteryck, historien et Président de l’Association Paul Eluard Roubaix.

Depuis bientôt 70 ans, ces hommes et leurs familles se battent pour retrouver leur dignité, leurs droits face à cette discrimination.
En 2014, le Parlement reconnaissait l’injustice dont ils avaient été victimes.
Mme Taubira, Garde des Sceaux, à l’époque, crée une commission appelée « commission Norbert Gilmez » du nom de l’un de ces hommes.
Christian Champiré, Maire de Grenay, en est le président.
Ce mercredi 28 septembre 2016, le Président de la République et le gouvernement, ont décidé une première mesure, certes symbolique mais combien importante : elle remet en cause fondamentalement les décisions prises par les gouvernants de 1948 : les mineurs dégradés retrouveront, certains à titre posthume, leur grade acquis dans les combats de la Résistance et de la Libération.
Ce n’est qu’un premier pas : le gouvernement, comme le veut la loi de 2014, doit procéder aux indemnités financières dues à ces hommes et à leurs familles, et à la mise en lumière des valeurs portées par ces hommes durant la Résistance, ces ouvriers défenseurs des idéaux républicains, d’une France démocratique et libre, refusant la xénophobie, le racisme et défendant la justice sociale et la paix.

Association CRIS
Dominique Belmer
Pierre Outteryck, membre de la commission Norbert Gilmez
Co-président de CRIS
166 rdc Avenue de Bretagne / 59000 Lille
T/ 06 75 68 59 61
C/ associationcris@orange.fr

Publicités
Post a comment or leave a trackback: Trackback URL.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :