Archives quotidiennes : 20 septembre 2012

Paris 30 septembre 2012 : manifestation pour un référendum sur le TSCG

Le Président de la République a annoncé son intention de faire voter le traité Sarkozy-Merkel par les députés et les sénateurs en octobre 2012, suivant ainsi l’avis du Conseil constitutionnel dirigé par la droite et l’UMP.

 Ce traité amplifie la politique de super austérité déjà mise en œuvre en France et en Europe. Le bilan de cette politique est catastrophique pour la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne et l’Italie… et aussi pour la France:

  • 5 millions de travailleurs sont au chômage en France (toute catégories confondues).

  • depuis 2010, le revenu moyen des Français baisse. Un Français sur deux vit avec moins de 1 610 € par mois. Pendant ce temps, les revenus des plus riches continuent d’augmenter !

  • Plus de 8 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté (964 €/par mois), une grand part d’entre eux sont pourtant salariés. C’est le cas de presque la moitié des roubaisiens (46%) !

  • les services publics (éducation, santé, police, justice, poste, eau, énergie, culture..) sont dans un état lamentable et de plus en plus chers.

 L’Allemagne de Merkel ne se porte pas mieux, explosion de la précarité, chômage en hausse, salaires en berne.

 Ce Traité signé par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy n’a pas été modifié depuis le moi de mai.

Comme le dit madame Merkel : « Nous sommes exactement dans la même configuration ». Si ce traité entre en vigueur, le budget de la France sera décidé à Bruxelles, la casse de nos industries et de nos services publics et de nos associations se prolongera.

Lors de la Révolution Française, le peuple s’est battu pour avoir le droit de décider de son avenir et de ses choix budgétaires. C’est une victoire de la République sur le féodalisme.

Avec le traité Sarkozy-Merkel, c’est le féodalisme financier qui a la main sur l’avenir de la France.

 Ce traité est une atteinte sans précédent à la démocratie.

 Comme la Confédération Européenne des Syndicats et quatre syndicats Français (FSU, CGT, FO, SUD), nous pensons que ce traité amplifie la crise et est néfaste aux travailleurs.

 Nous exigeons un grand débat national.

Avec 72% des Français, nous exigeons que le peuple ait la parole.

Avec 72% des français, nous exigeons un référendum sur le Traité de Solidarité et de Cohésion Gouvernementale.

L’Association Paul Eluard soutien :

  • l’initiative du Collectif Roubaix-Tourcoing pour un référendum sur le TSCG

  • l’appel du Collectif des Associations Citoyennes

L’Association Paul Eluard se joint à leurs appels à manifester le 30 septembre à Paris.

 

Inscriptions pour le déplacement en car au départ de Roubaix (PAF 10€ départ 9h Eurotéléport) à l’adresse suivante : bus300912roubaix@sfr.fr ou par téléphone : 06 77 84 82 31

Signez et faites signer la pétition pou un référendum sur le TSCG

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Pour un Printemps des Associations

 

Face aux décisions récentes du gouvernement,
mobilisons nous pour renforcer le Printemps des Associations Citoyennes

Le Collectif des Associations Citoyennes (CAC) avait salué les premières déclarations du gouvernement et celles du Président de la République pendant sa campagne. Nous avons été reçus cet été par le nouveau gouvernement qui a écouté nos propositions pour une nouvelle politique associative. Nous continuons de saluer le changement de ton et la volonté de concertation affichée par le gouvernement.


Cependant, nous constatons aujourd’hui que
les décisions prises durant l’étéferment la plupart des portes que les déclarations d’intention avaient ouvertes :

  • La RGPP non seulement continue mais s’aggrave et prive les associations d’interlocuteurs crédibles.

  • La réforme des collectivités va faire l’objet d’un projet de loi dès le mois de décembre, après une concertation qui se limite aux associations d’élus, sans perspectives pour l’avenir des territoires.

  • Le nouveau plan de rigueur mis en place, pire que le précédent, ne peut déboucher que sur un échec, car la baisse des activités qui en résultera ne peut qu’accroître les déficits publics, et condamne les associations à licencier massivement, ce qui aggrave la récession.

  • Les positions européennes ne remettent nullement en cause à la logique néolibérale des politiques européennes. Contrairement aux engagements pris, le traité budgétaire va être signé en l’état, ce qui signifie la prolongation indéterminée du recul de l’action publique et des actions associatives.

Ainsi le nouveau gouvernement semble s’inscrire dans la continuité d’une politique dont nous pensions qu’il allait nous affranchir. Les nombreuses associations citoyennes savent que la société qu’ils connaissent n’y résistera pas très longtemps. Ils savent qu’au-delà de la survie associative, il s’agit de la survie d’une certaine manière de faire société : choisir la solidarité et non la compétition !


Mais un nouvel élan associatif est également en train d’émerger. Face aux difficultés, de nouveaux projets associatifs apparaissent, des associations entendent agir par elles-mêmes pour le respect des droits fondamentaux et l’émergence d’une société humaine, l’éducation populaire apparaît de plus comme un enjeu du renouvellement de la démocratie, au cœur d’une demande profonde de transformation de la politique. Ce Printemps des Associations Citoyennes est source d’espoir et de perspectives pour une société plus humaine. Mais il reste fragile et doit être renforcé. Pour cela :

  1. Les associations citoyennes doivent agir par elles-mêmes, construire des synergies, mutualiser, se regrouper pour échanger leurs idées, leurs pratiques, de manière à construire à travers leurs actions et leur démocratie interne une réelle alternative solidaire, écologiquement responsable et participative. Sans les associations, on ne pourra ni engager la transition écologique, ni renouveler la citoyenneté, ni faire société.

  2. Il faut une autre politique associative. Le gouvernement et les collectivités doivent rompre avec la marchandisation des associations, symbolisée par la circulaire Fillon, mais véhiculée par la multiplication des appels d’offres et le recul du dialogue. Ils doivent encourager la diversité associative comme un trésor national, reconnaître les initiatives citoyennes comme des graines d’avenir au service de l’intérêt général et financer les projets associatifs comme des priorités éducatives. Aujourd’hui le compte n’y est pas.

C’est pourquoi nous appelons les associations citoyennes à se mobiliser pour s’entraider et agir localement, et à se joindre aux manifestations organisées le 30 septembre dans toute la France contre la politique d’austérité.

Dans la durée, notre avenir dépend de notre capacité à nous mobiliser et à agir ensemble, pour que le printemps des associations citoyennes s’épanouisse et rejoigne un printemps de la société toute entière.

Collectif des Associations Citoyennes