A propos de jeux dits paralympiques

Viennent de se tenir à Londres les jeux dits paralympiques. La cérémonie d’ouverture et la plupart des épreuves ont attiré un large public ; la reine d’Angleterre elle-même y fut présente.

Interrogeons–nous cependant sur le sort réservé à cette belle manifestation réunissant les athlètes handicapés venus du monde entier. Surprise et scandale ! La presse française a fait peu de place à ces jeux. La télévision française n’a retransmis aucune épreuve en direct.

Les victimes de handicap feraient-elles peur ? Pourquoi ces jeux dits paralympiques n’ont-ils pas été inclus dans les épreuves olympiques ? N’est-il pas scandaleux que le Comité International Olympique ait obligé ces jeux à se qualifier comme « paralympiques » ? Pourquoi ni le président de la République, ni le Premier ministre, ni le ministre des Sports n’ont-ils protesté solennellement contre cet état de fait ?

Il est vrai que dans notre pays, les victimes d’un handicap et leurs familles, malgré les efforts des associations, ont peu de place et leurs droits sont souvent bafoués.

L’application de la loi de 2005 « favorisant l’insertion des personnes victimes d’un handicap » est souvent mise en cause, retardée ; certaines dispositions ont été revues à la baisse.

Beaucoup de familles sont laissées dans le désarroi, et l’insertion des jeunes victimes d’un handicap au sein des services publics de l’Education Nationale est le plus souvent, tant elle est ébauchée, réalisée sans moyen et sans formation des personnels qui accueillent ces enfants. Quant à l’aide aux adultes handicapés, elle est fixée en dessous du SMIC… A peine de quoi survivre.

Pourtant, aujourd’hui, la dureté accrue des conditions de travail favorise les accidents de travail et les maladies professionnelles, entre autres celles liées au stress ou au harcèlement. Il n’existe que 12 000 places en France dans les centres de réinsertion professionnelle. Les listes d’attente sont démesurément longues !

Pierre Outteryck, président de l’Espace Eluard.

En partenariat avec l’association CRIS, l’Espace Eluard peut vous aider à organiser des débats autour de la situation des victimes de handicap. Ils peuvent mettre à votre disposition le documentaire de 56 minutes « Une place sur terre » réalisé par Isabelle Ingold et Viviane Perelmuter avec le concours du Conseil Général du Nord.

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